qui le pilla littéralement pour ses autres résidences de Meknès.Il ne reste que des murs délabrés et des tours où les cigognes viennent faire escale lors de leur migration vers l'Afrique noire.
Mais, si vous faites travailler votre imagination, vous pouvez tout à fait imaginer ce qu'à pu être ce lieu époustouflant.
Les murs et les plafonds étaient revêtis d'or et de marbre, de pierres et d'ivoire, les mosa•ques et les cristaux s'étendaient à perte de vue.
On alla d'ailleurs aux quatre coins du monde pour rechercher les meilleurs matériaux et les meilleurs artisans marocains furent sollicités.
Tout était somptueux et chaque pièce coûtait une fortune (c'est d'ailleurs avec l'argent des portugais, suite à la rançon des prisonniers de guerre de la bataille des trois rois vers 1578, que fut réalisé ce chef d'oeuvre).
Plus de 350 pièces composaient ce palais mégalo avec des noms prestigieux comme " le pavillon de cristal " ou " le pavillon d'or ", " le pavillon turquoise " ou celui aux 50 colonnes de marbre.Et les jardins n'étaient pas oubliés avec de superbes orangers ; ils surgissaient du centre du palais, dans une cour de plus de 100 mètres de long et de large avec un grand bassin d'eau pure.
Vous pourrez également admirer le minbar (chaise à prêcher) original de la Koutoubia qui est exposé ; cèdre, ivoire, argent, ébènes et autres matériaux rares composent cette oeuvre d'art superbe qui demanda 8 ans de travail acharné des artisans les plus doués.
Enfin, les vestiges d'un labyrinthe de pièces servant à l'époque de cuisine, hammams mais aussi prison et appartements privés. Et même si toute la reconstitution de ce lieu se fait au travers de votre imagination, le calme qui y règne et l'immensité du lieu vous transporteront des siècles plus tôt dans un monde de faste, de gloire et de majesté.
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